HOMELIE DU PERE KONIN Azani Yves

LES PARABOLES DE LA SEMENCE ET DE LA GRAINE
L’Evangile de ce jour nous aide à mieux comprendre le mystère de l’Eglise. Les images employées par Jésus concernent le Règne de Dieu. Ces deux petites paraboles rappellent opportunément aux chrétiens, que l’église n’est pas un Royaume comme les autres, mais un royaume qui grandit discrètement silencieusement et sereinement.
Dans la Première parabole : « la semence germe et grandit, le semeur ne sait comment ». Tel est le sens de cette parabole. Cette parabole exprime la confiance de Jésus et des chrétiens en l’œuvre de Dieu qui fait arriver son Règne. Rien ne pourra s’opposer à sa lente réalisation. Les chrétiens de tous les temps sont encouragés à partager cette confiance. C’est aussi l’enseignement de la parabole de la graine de moutarde : le caractère fragile des débuts ne doit pas refroidir l’ardeur des témoins de l’Evangile. Dans cette deuxième parabole de la graine de moutarde, Jésus nous révèle la façon d’agir de Dieu. Il nous révèle sa fantastique puissance créatrice faisant surgir la vie à partir de peu.
L’action de Dieu en chaque chrétien : le Royaume de Dieu grandit en chaque chrétien. Le germe déposé au baptême se développe grâce à la catéchèse et conduit lentement à une foi adulte qui reconnait le vrai Dieu, c’est-à-dire un Dieu d’amour, puissant et humble.
Sortons de notre pensée à dire : est-ce que moi seul je peux changer le monde ? Chacun doit se dit en posant un acte, si minime soit-il : « je ne suis pas seul, mais je participe à un immense chantier ou tous ont besoin de ce geste, de cette parole, de ce témoignage avec tous je bâtis le monde, je sauve l’humanité » c’est vrai que ce développement connait parfois des hauts et des bas. Le Royaume croit avec l’ivraie qu’est le péché de l’homme. La puissance de Dieu capable elle seule à faire naitre développer son Règne sans que les hommes y soient pour quelque chose.
Les chrétiens sont invités à porter la Bonne Nouvelle au monde. Ils seront efficaces en aidant l’Eglise à assumer sa tâche. Cette dernière n’est pas parfaite, alors, au lieu de prendre son temps et son temps et son énergie à la critiquer ou à battre son couple continuellement, employons-nous à l’aider et apprenons à l’aimer.
